
La liberté de la presse dans les quatre pays-cibles du Fonds Kris Berwouts dans la région des Grands Lacs africains est jugée « difficile » ou « très grave » selon le Classement mondial 2026 de la liberté de la presse. Informer le public est un défi quotidien au Rwanda (classé 146e sur 180 pays et territoires), en Ouganda (143e), en RDC (133e) et au Burundi (125e). Un nouveau rapport de RSF intitulé « Dans la peau d’un journaliste dans les Grands Lacs» détaille les nombreuses formes de violence auxquelles sont confrontés les professionnels de l’information de la région.
Mais avant tout, être journaliste dans cette région signifie travailler dans un environnement profondément instable. C’est particulièrement vrai dans l’est de la RDC, où un conflit a éclaté quelques années après le génocide de 1994 au Rwanda. Cette situation s’est encore aggravée ces dernières années, notamment depuis la prise de la ville de Goma début 2025, rendant pratiquement impossible tout reportage indépendant dans l’est de la RDC. Les reporters sont pris entre le marteau des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’enclume du groupe armé M23. Cela se traduit par des arrestations, des agressions, des menaces, des disparitions forcées, des exécutions, ainsi que par la fermeture, le pillage et le saccage des rédactions. Les reporters n’ont souvent d’autre choix que de fuir et de faire face aux difficultés de l’exil à Kinshasa, la capitale de la RDC, et dans les pays voisins.
Rédigé par les équipes de RSF à Dakar, Paris et dans la région des Grands Lacs, ce rapport s’appuie sur de nombreux témoignages de première main de journalistes et d’experts de la région, ainsi que sur le suivi en temps réel de la liberté de la presse effectué par l’ONG. Il examine également les moyens de surmonter les obstacles à l’information du public, met en avant des initiatives innovantes de résilience et formule des recommandations politiques.
Téléchargez le rapport complet ici.
Bijlage
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